Finie la gestion au jour le jour, les cadres et dirigeants ont maintenant besoin d'outils qui leur permettent de voir plus loin. Selon le cabinet Forrester, il s'agit de passer de la gestion quotidienne des ressources physiques à la gestion de la transformation des entreprises, en s'appuyant principalement sur leur capital humain. Et pour populariser un concept, rien de mieux qu'un acronyme. Le cabinet Forrester ne déroge pas à la règle en « inventant » l'EERM : Extended-Enterprise Resource Management. Selon une étude recente, ce « nouveau » concept repose sur quatre pôles :
- les ressources humaines ;
- la propriété intellectuelle ;
- les relations avec les parties prenantes : clients, fournisseurs, partenaires, communautés ;
- les marques.
Cette manière de présenter les nouveaux besoins consacre la place grandissante de la gestion de la connaissance en mode collaboratif par rapport à la gestion transactionnelle des opérations. Ces sauts conceptuels et technologiques encouragent la création de nouveaux produits et, très naturellement, de nouveaux acteurs travaillent dans ces domaines. Mais les éditeurs existants ne les ont pas attendus. Les offres de portails collaboratifs et d'outils décisionnels sophistiqués se multiplient.
La montée en puissance de nouveaux besoins ne retire rien à l'importance des besoins traditionnels. Tout l'enjeu va consister, en fait, à faire cohabiter de manière harmonieuse ces nouveaux besoins avec les fonctions traditionnelles. Les acteurs traditionnels ont quelques atouts pour cela. Mais les nouveaux acteurs, qui maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies, proposeront probablement des solutions élégantes, efficaces et économiques. Le jeu est donc ouvert.
La balle est du côté des utilisateurs : ils s'intéressent déjà à la problématique mais ils ne sont pas prêts à s'engager à n'importe quel prix. Faire confiance aux évolutions proposées par les éditeurs traditionnels ou succomber au charme des produits innovants proposés par les nouveaux acteurs ? Efficacité des outils, facilité d'utilisation, intégration et économie de l'ensemble seront des critères de choix essentiels. Pour gérer efficacement la transformation des entreprises, il faut aussi garder les pieds sur terre.
René Beretz



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