C'est sous la co-présidence de Gérard Claverie (vice-président du conseil de surveillance de Generix) et de Pascal Rialland (directeur général de SAP France) qu'a été placé ce comité de Syntec informatique. Les comités professionnels de Syntec représentent une réponse à la diversité des métiers du secteur et permettent de dialoguer, au sein de groupes homogènes, avec des interlocuteurs ayant des préoccupations identiques.
Ce comité a lancé le 25 mars dernier le plan Syntec logiciel 2012 baptisé "I4C". Celui-ci prolonge les actions "Croissance éditeurs" initiées en 2006 pour favoriser la croissance des PME françaises du logiciel. Pour faire un premier point, nous avons rencontré Vincent de Poret, vice-président de ce comité éditeurs et par ailleurs directeur des applications financières et des alliances stratégiques chez SAP France.
"50% des adhérents à Syntec informatique sont des éditeurs, soit plus de 500 sociétés membres", explique-t-il. "L'autre moitié sont des SSII : le rapport éditeurs/SSII s'est rééquilibré au cours des trois dernières années." Le marché français compte environ 3200 éditeurs, dont 600 comptent plus de 10 salariés. "Syntec regroupe 400 de ces 600 éditeurs, les 100 autres correspondant à des éditeurs de moins de 10 salariés. Il s'agit donc globalement de sociétés de taille réduite ou modeste. Autre chiffre intéressant : 40% de nos adhérents éditeurs sont en province, et donc 60% en Île de France. Le rôle de Syntec est de les épauler dans leur développement. Pour cela, notre plan triennal I4C s'articule autour de 5 axes : innovation, clients, croissance, consolidation et communication" (cf. schéma).
L’axe innovation est la pierre angulaire de ce plan : au-delà d'actions en direction des pouvoirs publics nationaux et européens, visant à soutenir l'innovation et notamment à faire évoluer l’assiette du Crédit Impôt Recherche, l’innovation requiert des interactions avec les différents acteurs de l’écosystème afin de définir et de documenter les business models et en tirer une grille de lecture simple. "En 2007 et 2008, il y a eu des échanges avec la commission européenne et avec d'autres syndicats professionnels, qui ont abouti à la publication d'un livre blanc définissant la position de différents syndicats sur la manière d'aider la profession d'éditeur, source de croissance, à se développer en Europe", précise Vincent de Poret. "La commission a nommé PAC (Pierre Audouin Conseil) pour mener une étude sur le thème des points de croissance en Europe. Les premiers résultats sont attendus dans les semaines qui viennent."
L'axe clients vise au développement sur le marché, notamment celui des éditeurs à l'international, mais il s'attache aussi à répondre à la question : "comment permettre aux éditeurs, qui sont pour la plupart des PME de répondre à des cahiers des charges de grands comptes et de s'accommoder de leurs contraintes ?" "Nous travaillons beaucoup sur cet axe avec la commission PME, mais aussi avec le cercle Richelieu et avec Ubifrance (Agence française pour le développement international des entreprises) pour que les entreprises françaises innovantes soient bien prises en compte. En d'autres termes, l'idée est un peu de faire un 'Small Business Act' dans le domaine privé. Car l'innovation vient des PME", ajoute Vincent de Poret.
L'axe croissance se fait surtout en direction d'une valorisation des actifs immatériels de l'entreprise. En d'autres termes, pour un éditeur, il s'agit de démontrer à son client que l'informatique est un actif de son entreprise, que le DSI est en charge d'un centre de profit et non de coûts. Pour cela, Syntec travaille beaucoup avec l'observatoire de l'immatériel, une structure cherchant à répondre aux besoins de recherche et de standardisation des méthodes d'appréciation des actifs immatériels. Le visuel ci-contre schématise les 8 principaux actifs immatériels des entreprises. Syntec va participer à la 3ème journée nationale des actifs immatériels le premier juillet et va mener une large enquête auprès de ses adhérents.
"La croissance passe aussi par la formation. Et dans ce domaine, nous travaillons beaucoup avec l'association Pascaline, qui réunit une quinzaine d'éditeurs et des grandes écoles pour faire le lien entre attentes du marché et grands comptes", précise Vincent de Poret.



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