Résistance à la crise
Premier constat dressé en séance plénière par Pascal Houillon, Président de Sage en France : l'éditeur résiste plutôt bien à la crise. Son chiffre d'affaires français a été en progression de 1% sur le premier semestre 2009, à 159,4 M€. "Ce qui en d'autres temps eut été une performance médiocre peut, en ces temps de crise, être considéré comme tout à fait satisfaisant" a précisé Christophe Letellier, Directeur Général de la division MGE (Moyennes et Grandes Entreprises) lors de la plénière spéciale MGE.
Toutes les gammes de produits ne réagissent cependant pas de la même façon. Ainsi, X3 a-t-il progressé de 19% en France et de 53% à l’international (ce qui s'explique toutefois par sa faible présence antérieure). "X3 à l'international est un vrai succès, avec un chiffre d'affaires global en hausse de 53% et un chiffre d'affaires de licences à +43%. Il y a un engouement pour les ERP de milieu de gamme mais aussi incontestablement une 'prime au leader' en ces temps d'incertitude. Et Sage possède tous les ingrédients pour compter parmi les leaders", affirme Christophe Letellier. "Je voyais récemment dans la presse un journaliste mentionner X3 parmi les 'cadors de l'ERP'. Qui aurait, il y a deux ans seulement, parié sur X3 comme faisant partie des 'cadors de l'ERP' ? C'est le fruit d'un travail important de tout l'écosystème Sage : nous avons au cours de l'année écoulée gagné 538 affaires, dont 96 sur X3 et 312 sur Sage FRP (Finance Resource Planning). Parmi ces 538 affaires, 68% concernent de nouveaux clients et 32% des migrations". D'autres offres de Sage se comportent cependant différemment : si les ventes de licences X3 enregistrent une croissance de 15% en France, celles de Sage 1000 de 21% ou encore celles de la trésorerie de 20%, les produits plus traditionnels connaissent une chute importante, le bilan s'établissant comme déjà indiqué à +1%.
Le métier d'éditeur évolue
"Nous sommes entrés dans une phase nouvelle pour notre industrie, c'est-à-dire celle du logiciel", explique Pascal Houillon. "Nous avons tout d'abord connu la phase 'produit', celle au cours de laquelle la qualité et la richesse du produit étaient les facteurs différenciateurs. Puis il a fallu ajouter des services autour du produit et proposer une solution complète aux entreprises. Aujourd'hui, nous entrons dans la phase de l'expérience client, celle de la perception éminemment subjective, qui dépend des attentes de chacun, teintées d'émotions. À charge pour nous de faire en sorte que cette expérience soit le plus extraordinaire possible. Les comportements de nos clients ont fortement changé, que ce soit en termes de vision de leurs besoins ou d'envie de nouveauté. Nous devons donc adapter le mode de commercialisation de nos offres à ces comportements."



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