Le chiffre d'affaires des entreprises interrogées, implantées sur tout le continent américain et dans plusieurs pays d'Europe, va de moins de 500 millions de dollars à plus de 12 milliards de dollars. Il s'agit pour 54 % d'entre elles de distributeurs pharmaceutiques et alimentaires, pour 35 % de distributeurs spécialisés et pour 11 % de distributeurs mixtes.
Des dépenses informatiques qui progressent à nouveau
Conséquence de la crise économique, les dépenses informatiques du secteur ont diminué en 2009, mais elles devraient progresser en 2010, passant de 1 % du chiffre d'affaires des entreprises à 1,3 %. Cette augmentation concerne essentiellement les distributeurs alimentaires, où elles passent de 0,9 % à 1,1 % du chiffre d'affaires. En effet, chez les distributeurs non alimentaires, tout en restant à un niveau plus élevé (1,4 % du chiffre d'affaires), elles restent stables, ce qui témoigne des effets de la crise.
Des applications prometteuses dans des nouveaux créneaux
La grande distribution porte un grand intérêt à la vente par Internet, son plus important domaine de progression. Dans cette logique, le CRM multi-canal constitue une technologie essentielle visant à établir un profil unique de clientèle pour tous les canaux de vente. 42 % des distributeurs comptent le mettre en place dans les 3 ans à venir. Pour supporter ce type d'application, un référentiel commun des données de l'entreprise est donc indispensable, d'où l'intérêt que 35 % des entreprises manifestent pour le MDM (Master Data Management). La compétitivité impose aussi d'obtenir une meilleure connaissance des clients et de leurs comportements, ce qui pousse 38 % des distributeurs à mettre en place un système de fidélisation avec les informations sur les clients et leurs habitudes d'achat.
Mieux utiliser les stocks et s'assurer de leur disponibilité font partie des principaux objectifs des applications que les distributeurs souhaitent mettre à niveau ou remplacer. C'est pourquoi le réapprovisionnement automatique, l'optimisation de l'assortiment et l'optimisation et la gestion des promotions sont les applications privilégiées par plus de la moitié des distributeurs
Les distributeurs non alimentaires sont plus équipés en solutions informatiques que les distributeurs alimentaires. Les premiers dépassent les seconds dans quasiment tous les domaines, et tout particulièrement dans le service après-vente, les sites Web transactionnels et la gestion partagée des approvisionnements.
Un secteur encore peu convaincu par le cloud computing
La vogue actuelle du cloud computing et du SaaS atteint-elle le monde des distributeurs ? Non, si l'on tient compte du fait que 60 % des distributeurs considèrent qu'ils ne comptent pas mettre en place ce type de solution. Oui, si on tient compte du fait que 31 % des distributeurs pensent le mettre en place dans les trois ans.
En pratique, il semble que les distributeurs ne sont pas prêts. Leurs solutions actuelles s'appuient sur des serveurs internes puissants qui gèrent d'énormes flux de données. Elles ne vont pas migrer vers d'autres modes de mise à disposition avant un certain temps. Mais le cloud computing pourrait convenir à la mise en place de composants supplémentaires. Comme dans la plupart des autres domaines, les distributeurs non alimentaires sont plus ouverts à cette solution que les distributeurs alimentaires.
Le développement durable attendra



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