| Inflation des salaires et pénurie des compétences | 29 janvier 2008
Voilà les enseignements de la dernière enquête "Salaires dans l’informatique" publiée par Oberthur Consultants
L’enquête a étudié l’évolution et la mobilité des salariés, notamment le taux de démission. Le SYNTEC estime ce taux à 6,5%, 20.000 emplois ont été créés, situant le taux de chômage des informaticiens à 2,5% (contre 8,7% pour l’ensemble des français).
Selon l'enquête, le taux d’augmentation globale des salaires sur un an est de 5,2% pour une inflation à 1,5% sur la même période (source INSEE). Dans ce contexte, depuis 3 ans, les informaticiens gagnent en pouvoir d’achat, les salariés des SSII ayant bénéficié d’un rattrapage significatif.
Dans le même temps, le taux de démission est passé à 5,6% (mais 8,3% en SSII). S'il reste important, ce taux n’augmente plus, probablement grâce à des augmentations substantielles destinées à retenir les collaborateurs.
Pénurie de compétences
Les compétences deviennent rares dans certains domaines, ce qui fait jouer à plein le levier de la rémunération. Au risque de déséquilibrer les échelles de rémunération, les entreprises n'hésitent pas à faire bénéficier les analystes, ingénieurs systèmes et autres ingénieurs réseaux et systèmes d’une "prime à l’embauche" et à gonfler les salaires des débutants.
Les secteurs de la sécurité et des réseaux/télécoms connaissent des taux de démission dépassant largement 10% et des augmentations de salaires de plus de 8%.
Dans les secteurs les plus affectés par la pénurie de compétences on constate des écarts de salaires faibles quel que soit le niveau de formation. La part des primes a un impact important dans les salaires les plus augmentés. |